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Qui se cache derrière Dark Licorne ? (je vous raconte ma vie !)

Hey 👋 Tu me connais surtout à travers mes logos, mes illustrations et mes messages qui envoient du poney. Mais derrière le studio, il y a une vraie personne, timide au premier abord, complètement folle une fois qu’on me connaît. Alors aujourd’hui, je pose le stylet et je me livre : mon parcours, ma vie, mes licornes (et mes dinosaures). Installe-toi, c’est parti.

Petite, tu dessinais déjà partout ?

Toujours. J’ai toujours dessiné, touché à la poterie, testé, bricolé, créé des trucs. Il faut dire que je suis tombée dedans dès la naissance : je viens d’une famille de créatifs. Mon père était graphiste et directeur artistique, il a monté sa propre agence de com. Ma mère a toujours été graphiste, en freelance puis en salariée. Autant dire que j’ai appris à dessiner très tôt et à aimer le milieu artistique presque avant de savoir marcher.

Mes premiers ordinateurs, c’étaient des Mac avec Photoshop, sur lesquels je faisais mes premiers dessins « au pinceau ». Et à l’école, j’étais clairement la fille qui ne suivait pas trop et préférait gribouiller sur ses cahiers. Le cours d’arts plastiques ? Le meilleur moment de ma semaine, sans hésiter.

Il y a eu un déclic, un moment « c’est ça que je veux faire » ?

Deux, en fait. Le premier, celui dont je me souviens le mieux : j’étais en troisième, à un salon du livre, et j’ai rencontré une illustratrice. On a discuté de son parcours, de ses études, de son quotidien… et j’ai adoré. Je me suis dit : c’est ça que je veux faire dans la vie. Alors, devenir illustratrice à plein temps, c’est compliqué : dur d’en vivre, et les études sont chères. Je ne suis pas partie à 100 % dans cette voie, mais aujourd’hui je réalise des livres pour enfants, j’illustre des projets, et pour mes clients je crée des mascottes et des illustrations… et là, je m’éclate vraiment. C’est ce jour-là que j’ai commencé à chercher les écoles et à me tourner vers cette voie.

Le deuxième déclic, je l’ai compris il n’y a pas si longtemps : c’est l’agence de com de mon père. J’adorais y aller quand j’étais petite, voir cette équipe qui fourmillait et sortait des projets graphiques de dingue. Ça a laissé une trace, forcément.

Tu es passée par quoi, côté études ?

Un parcours pas tout droit, mais qui m’a tout appris. Dès la troisième, je voulais intégrer une école sur Lyon pour un bac spécialisé en arts appliqués, orienté création graphique et illustration. Je n’ai pas été acceptée. J’ai donc fait une seconde générale avec option arts appliqués (avec une prof qui m’a énormément marquée, merci à elle 🙏).

Ensuite, j’ai voulu repartir vers le graphisme. Les grandes écoles, entre la difficulté d’y entrer et des tarifs franchement indécents, ce n’était pas possible pour moi. Alors je me suis redirigée vers un CAP en signalétique, enseigne et décors : vitrines, covering de voiture, tout ça. J’y ai appris les logiciels, les bases du graphisme, et j’ai fait des stages en agences de signalétique, et aussi en imprimerie. Ça peut paraître technique, mais pour moi c’est essentiel : quand tu connais le bout de la chaîne graphique, tu travailles bien mieux en amont.

J’ai enchaîné avec un bac pro en communication graphique, là où je me suis vraiment spécialisée : le côté technique et la réflexion. Puis un BTS en communication multimédia, plus large, avec du web et du développement sur mesure : oui, j’ai même appris à coder, et j’ai adoré ça. Mais mon cœur de métier, ma vraie force, ça restait la création. Alors je suis revenue à mon premier amour : la création d’identité.

Et avant Dark Licorne, l’agence, le salariat ?

J’ai travaillé dans deux agences de communication, à Villefranche-sur-Saône et dans le Rhône. Je m’y suis éclatée : j’ai énormément appris, rencontré des gens super, bossé sur des projets de dingue. Mais au fil du temps, j’avais de plus en plus besoin de mon indépendance. J’ai d’ailleurs toujours gardé une activité en freelance à côté, pour choisir mes projets, les plus personnels.

Alors je me suis lancée. D’abord en duo, dans une association pour créer une agence de com. Puis, au bout d’un an, j’ai lancé Dark Licorne, seule. Parce que je n’étais pas 100 % à ma place et que je ne pouvais pas piloter les choses exactement comme je le voulais.

Le grand saut Dark Licorne, ça s’est passé comment ?

Avec beaucoup de peur, au début. Des doutes, ce petit « est-ce que j’en suis vraiment capable ? » qui te trotte dans la tête, surtout après un changement de cap. Et puis, portée par ma famille et mes amis, je me suis relancée. C’est le meilleur choix que j’aie jamais fait.

Ça a démarré assez vite : quelques clients m’avaient suivie, je me suis inscrite dans des réseaux d’entreprise, j’ai fait beaucoup de networking et de prospection… et la machine s’est lancée. (Si le sujet te parle, j’en parle aussi dans mon article sur les défis quand on se lance.)

Un client, un projet dont tu es particulièrement fière ?

Alors là, tu me demandes de choisir parmi mes bébés… mission impossible : j’aime tous mes projets et j’ai de belles relations avec mes clients, tous différents. Mais si je dois en citer quelques-uns : Airvance, un client historique qui me suivait déjà avant Dark Licorne et m’a fait confiance dès le début. JR Web Concept, présent lui aussi depuis le tout début, à l’époque où je démarrais le freelance à côté de mon salariat. Calade Just aussi : j’avais rencontré Fabienne peu avant la création du studio, et elle est venue me soutenir et me relancer dès mes débuts sous Dark Licorne, elle m’a emmenée dans les réseaux d’entreprise et m’a confié sa communication direct, les yeux fermés.

Et enfin Lustucru, juste pour la fierté de décrocher un aussi beau client national quand tu es une freelance du Beaujolais. Ça, c’était une sacrée fierté. J’en aurais tellement d’autres à citer… mais ce sera pour une prochaine fois !

Bon, et toi, la vraie, en dehors du boulot ?

Une fille un peu timide au premier abord… mais complètement folle une fois qu’on me connaît. J’aime les licornes (évidemment 🦄), mais aussi les dinosaures, les zombies, les films d’horreur et tous les trucs un peu bizarres. J’adore lire (mangas et thrillers), je suis fan d’escape games, et de karting : là, je me transforme, alors pousse-toi de mon chemin 🏎️. Je me mets même à la moto.

Je fabrique aussi des livres pour enfants : j’ai commencé à la naissance des miens, pour eux, et je me suis mise à les éditer ensuite. Parce que oui, j’ai deux enfants de 8 et 5 ans, et un amoureux qui me soutient au quotidien dans ce projet de dingue. Et pour partager tout ça, je donne aussi des cours dans des écoles, à différentes sections : transmettre ma passion, mon métier, mon expérience et la vraie vie de graphiste, ça me tient à cœur.

Qu’est-ce qui t’anime vraiment quand tu crées ?

Je m’éclate dans mon boulot. Je suis tellement contente de me lever chaque matin, je ne me vois faire rien d’autre. Créer, c’est naturel chez moi, c’est un exutoire. Et je ressens beaucoup les choses : souvent, je perçois ce que mes clients attendent sans qu’ils aient besoin d’en dire trop. C’est peut-être ça, ma petite magie.

Et pour la suite, ton rêve pour Dark Licorne ?

Il y a six mois, je n’aurais jamais imaginé que Dark Licorne deviendrait une vraie entreprise et évoluerait comme ça. J’accueille une alternante à la rentrée, le studio grandit, et j’en suis fière. Mon objectif, c’est de continuer ainsi sans évoluer trop vite, pour ne pas perdre mon âme ni ce que j’aime offrir à mes clients. C’est ça, ma force, et je ne veux surtout pas passer à côté.

Ta phrase fétiche, pour finir ?

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. »

Elle résume plutôt bien ce que je vis au quotidien. Et franchement ? C’est magique.

Voilà, tu me connais un peu mieux maintenant 🦄 Si toi aussi tu as une marque avec une âme et l’envie qu’on lui donne vie, viens me raconter ton histoire. On va sûrement bien s’entendre.

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